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AUTRE CAS DRAMATIQUE DE NON ASSISTANCE À
PERSONNE EN FIN DE VIE

 



Signez pour La liberté de Mourir Dignement

Signez afin que le procès du docteur Bonnemaison puisse faire comprendre à ceux qui sont contre pour des raisons religieuses ou autre...que personne ne devait subir d'archarnement thérapeutique. sachez qu'un jour vous serez confrontés à cette situation , pour un proche, pour vous et croyez moi que de se battre contre les établissements de santé, se battre contre les médecins, et divers organismes pour faire partir au plus vite l'être cher..vous n'en ressortirez pas indemnes .,d'un côté on ne veut pas qu'elle parte on veut rester avec elle et de l'autre côté si on l'aime réellement, si on respecte la vie alors il faut savoir l'écourter lorsqu'il n'y a que souffrances , c est un ACTE D AMOUR , à quoi bon s'acharner pour vivre L'ENFER quelques mois de plus ou quelques années de plus , alors à tous ceux qui ne veulent rien entendre, penchez vous sur cette question car vous rencontrerez cette situation un jour ou l'autre

Signez et Partagez afin que les mentalités évoluent et que plus personne ne soit obligé de vivre dans de grandes souffrances

Signez car Personne ne devrait décider pour Vous
Personne ne doit choisir , le moment ou vous devez mourir

Signez afin que les personnes en Fin de Vie puissent partir en Paix et Dignité

Adressée à : Monsieur François Hollande, Président de la République
Pour une loi sur le suicide assisté en France en 2014


Pétition de
Nathalie GUEIRARD DEBERNARDI
Paris, France

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits.

Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. »

Article IV de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1789

N’étant pas juriste, ni militante d’aucune association, j’ai voulu écrire un témoignage, cinq mois après la mort de mon mari, atteint de la Maladie de Charcot (ou Sclérose Latérale Amyotrophique), pour que le droit au suicide assisté existe en France au plus vite.

Actuellement cette maladie neurologique reste incurable et mortelle, aucun cas n'a JAMAIS été guéri.

Nous avons vécu le processus de la maladie mon mari et moi dans notre chair à tous les deux, renonçant progressivement à tout ce que nous aimions vivre ensemble depuis le début de notre vie commune, il y a 10 ans seulement. Marcher dans Paris, aller au cinéma ou à l'Opéra, danser, cuisiner ensemble, et tant d'autres choses. Nous avions l'un pour l'autre un amour inconditionnel qui nous a soutenu dans cette effrayante épreuve. Nous avions le sentiment qu'il était pris dans des sables mouvants dont rien, ni sa main toujours dans la mienne, ni la médecine, ne pouvait l'extraire.

Bien sûr, nous avons eu des moments d'espoir lorsqu'un nouveau protocole était annoncé, tous les deux accrochés à la moindre nouvelle susceptible de nous laisser entrevoir une possibilité d'amélioration. Nous avions beau savoir qu'il était utopique d'espérer, nous avons mobilisé nos forces à chaque minute, chacun étant un soutien pour celui qui avait un moment de passage à vide, nous voulions croire à un espoir possible. Et puis à un moment, il est devenu évident que la mort allait nous rattraper.

Nous sommes tous les deux athées bien qu'issus de familles chrétiennes, nous avons fait le choix d'un mariage laïc et nous avons mené notre vie loin de la religion où certains trouvent un refuge, une consolation, une acceptation.

Raconter notre parcours me semble essentiel pour comprendre comment le choix de mourir peut devenir à un moment donné la seule alternative possible pour un malade. Beaucoup d'autres personnes pourraient écrire un témoignage du même ordre : les demandes légitimes du suicide assisté sont très nombreuses en France.

En six mois mon mari est passé dustade de la difficulté à marcher au fauteuil roulant. Encore six mois et les deux jambes atteintes, ses bras ont commencé à s'affaiblir. Il n'avait plus la force de se retourner seul dans son lit, de passer seul du lit au fauteuil roulant, de se laver seul. Progressivement, la fonte musculaire lui a imposé une assistance permanente.

Un an et demi après le diagnostic, l’évidence de la condamnation à mort est apparue avec le début de l’atteinte diaphragmatique.

Un protocole expérimental visant à retarder le recours à une assistance respiratoire lui a été proposé : au cours de l’intervention chirurgicale (pose d’un stimulateur du diaphragme) il a contracté une pneumonie.

A partir d'octobre 2013, il a fallu s'équiper à domicile d'une machine pour l'aider à expectorer, plusieurs traitements antibiotiques ont été impuissants à éradiquer la pneumonie et son état général s'est dégradé de jour en jour. Fausses routes, essoufflement, toux incessantes nuit et jour en dépit de séances quotidiennes de kinésithérapie respiratoire, amaigrissement de plus de 5 kilos en deux mois, sont devenus les signes d'une mort qui approchait inexorablement.

En novembre 2013, mon mari a décidé d'adhérer à l'ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité), un de ses fils et moi-même avons accepté de signer ses directives anticipées en qualité de personnes de confiance.

Mi-décembre 2013, à sa demande, nous avons tenté d’aller en Suisse, mais il a été jugé intransportable. L'abandon de ses forces était tel qu'il n'avait plus l'énergie de lire, parler, de s’alimenter, de tenir son téléphone portable devenu trop lourd dans ses mains.

Mon mari n'avait plus qu'une envie : mourir.

Face à la progression fulgurante de la paralysie musculaire, et l'impossibilité d'aller en Suisse, nous avons essayé de recourir à la prescription de morphine. Nous savions que le surdosage de la morphine aiderait mon mari à mourir. Devant la réticence des médecins - hospitaliers et généraliste de ville – qui, incrédules, ne voulaient pas reconnaître la précipitation de l'évolution, nous avons dû batailler plusieurs jours avant de nous rendre enfin à l'hôpital pour une ultime consultation entre Noël et le jour de l'an. Nous étions confrontés aux absences des uns ou des autres, et dans une attente insoutenable. A chaque fois qu'il ouvrait les yeux, la nuit comme le jour, mon mari n'avait plus qu'une phrase : "je veux mourir".

Enfin, les médecins de l’hôpital ont accepté de le recevoir en consultation au service des urgences. Une prescription de morphine - à commander à notre pharmacie qui ne pouvait me la donner que le lendemain matin- nous a été confiée. L’hôpital n’a pas pu – ou pas voulu- lui en administrer. Nous avons dû attendre une ambulance 3 heures pour pouvoir rentrer chez nous.

Mon mari est mort ce jour là, chez nous, quelques minutes après avoir été allongé sur notre lit. Il était médecin psychiatre - psychanalyste et depuis toujours redoutait de mourir à l’hôpital. Je lui ai tenu la main et lui ai dit encore mon amour, ses trois enfants étaient chez nous au moment de sa mort.

Je revis mentalement depuis 5 mois le parcours de la maladie, le courage extraordinaire de cet homme qui croyait en la science et qui voulait vivre pour notre amour. Un jour la souffrance physique et psychique est devenue insupportable.

Il avait continué à travailler jusqu'en novembre dernier, faisant reculer chaque jour les limites de ses forces. Après avoir décidé de clore sa vie professionnelle qui était la passion de sa vie, il aurait voulu mourir tout de suite. L'espoir de guérison s'était effondré, il n'y avait plus de retour possible, il avait perdu 15 kilos en deux ans, il était à bout de forces.

Il ne voulait pas nous faire vivre cette lente progression torturante de l'avancée vers la mort.

Il aurait voulu s'endormir pour ne plus se réveiller. Il me disait que sa seule angoisse, c'était qu'il ne me verrait plus une fois qu'il serait mort.

Hélas, en France il n'est pas possible de recevoir une aide pour cela. C'est pourtant ce à quoi mon mari aspirait. La vie à un certain moment a quitté son regard.

Si une aide pour mourir avait été possible, nous aurions pu vivre le dernier jour de notre vie dans une sorte de sérénité, d'apaisement au lieu de vivrecelle que nous avons vécu le dernier jour de sa vie.

Il aurait voulu choisir le jour de sa mort,

Il aurait voulu pouvoir nous quitter, ses enfants et moi, au moment où il avait encore la force de nous parler.

J’en appelle aujourd’hui à toutes celles et ceux qui comprennent que face à une telle situation, un malade peut souhaiter mettre fin volontairement à sa vie, la souffrance psychique et physique étant devenue insoutenable.

Pour qu’une loi soit votée cette année, signez s’il vous plait cette pétition :



Pétition adressée à :
Monsieur François Hollande, Président de la République
Marisol Touraine, Ministre de la Santé et des Affaires Sociales
Comité consultatif national d’éthique
Pour une loi sur le suicide assisté en France en 2014

Monsieur Le Président,

Il est urgent qu'une loi soit votée cette année pour que le suicide assisté puisse avoir lieu en France comme il a lieu en Suisse. Nous voulons que les malades condamnés, accablés par leur souffrance psychique et physique puissent avoir le droit de mettre un terme à leur existence. Ne pas les aider est inciter à des suicides violents, dont le nombre augmente en France, ou les renvoyer à une situation ultérieure où il ne pourront plus agir par eux-mêmes.

Ignorer la réalité de cette demande plébiscitée par une majorité de Français est aujourd’hui inconcevable et revient à encourager ce qu’on appelle désormais le tourisme de la mort,

 

 


Doit-on laisser le choix aux malades de mettre fin à leurs jours lorsqu'ils sont atteints d'une maladie incurable ? 
C'est ce que pense Nathalie : son mari est décédé de la maladie de Charcot après des mois de souffrances insoutenables. Il aurait voulu pouvoir mettre fin à ses jours auprès des siens mais c'est interdit en France.
Aujourd'hui s'ouvre le procès de Nicolas Bonnemaison, un médecin qui a aidé certains de ses patients à mourir. Ce procès relance le débat sur la légalisation de l'aide à la fin de vie, c'est pourquoi Nathalie lance un appel pour une loi sur le suicide assisté, permettant aux patients en fin de vie et conscients de faire ce choix.
Découvrez son appel ci-dessous et signez sa pétition ici.





Pour une loi sur le suicide assisté en France en 2014#findevie #bonnemaison

par Nathalie GUEIRARD DEBERNARDI
Paris



Signez la pétition



N’étant pas juriste, ni militante d’aucune association, j’ai voulu écrire un témoignage, cinq mois après la mort de mon mari, atteint de la Maladie de Charcot (ou Sclérose Latérale Amyotrophique), pour que le droit au suicide assisté existe en France au plus vite.
Actuellement cette maladie neurologique reste incurable et mortelle, aucun cas n'a JAMAIS été guéri.
Nous avons vécu le processus de la maladie mon mari et moi dans notre chair à tous les deux, renonçant progressivement à tout ce que nous aimions vivre ensemble depuis le début de notre vie commune, il y a 10 ans seulement. Marcher dans Paris, aller au cinéma ou à l'Opéra, danser, cuisiner ensemble, et tant d'autres choses. Nous avions l'un pour l'autre un amour inconditionnel qui nous a soutenu dans cette effrayante épreuve. Nous avions le sentiment qu'il était pris dans des sables mouvants dont rien, ni sa main toujours dans la mienne, ni la médecine, ne pouvait l'extraire.
Bien sûr, nous avons eu des moments d'espoir lorsqu'un nouveau protocole était annoncé, tous les deux accrochés à la moindre nouvelle susceptible de nous laisser entrevoir une possibilité d'amélioration. Nous avions beau savoir qu'il était utopique d'espérer, nous avons mobilisé nos forces à chaque minute, chacun étant un soutien pour celui qui avait un moment de passage à vide, nous voulions croire à un espoir possible. Et puis à un moment, il est devenu évident que la mort allait nous rattraper.(...)
Raconter notre parcours me semble essentiel pour comprendre comment le choix de mourir peut devenir à un moment donné la seule alternative possible pour un malade. Beaucoup d'autres personnes pourraient écrire un témoignage du même ordre : les demandes légitimes du suicide assisté sont très nombreuses en France.
En six mois mon mari est passé dustade de la difficulté à marcher au fauteuil roulant. Encore six mois et les deux jambes atteintes, ses bras ont commencé à s'affaiblir. Il n'avait plus la force de se retourner seul dans son lit, de passer seul du lit au fauteuil roulant, de se laver seul. Progressivement, la fonte musculaire lui a imposé une assistance permanente.
Un an et demi après le diagnostic, l’évidence de la condamnation à mort est apparue (...)
Fausses routes, essoufflement, toux incessantes nuit et jour en dépit de séances quotidiennes de kinésithérapie respiratoire, amaigrissement de plus de 5 kilos en deux mois, sont devenus les signes d'une mort qui approchait inexorablement.
En novembre 2013, mon mari a décidé d'adhérer à l'ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité), un de ses fils et moi-même avons accepté de signer ses directives anticipées en qualité de personnes de confiance.
Mi-décembre 2013, à sa demande, nous avons tenté d’aller en Suisse, mais il a été jugé intransportable. L'abandon de ses forces était tel qu'il n'avait plus l'énergie de lire, parler, de s’alimenter, de tenir son téléphone portable devenu trop lourd dans ses mains.
Mon mari n'avait plus qu'une envie : mourir.
Face à la progression fulgurante de la paralysie musculaire, et l'impossibilité d'aller en Suisse, nous avons essayé de recourir à la prescription de morphine. Nous savions que le surdosage de la morphine aiderait mon mari à mourir. Devant la réticence des médecins - hospitaliers et généraliste de ville – qui, incrédules, ne voulaient pas reconnaître la précipitation de l'évolution, nous avons dû batailler plusieurs jours avant de nous rendre enfin à l'hôpital pour une ultime consultation entre Noël et le jour de l'an. Nous étions confrontés aux absences des uns ou des autres, et dans une attente insoutenable. A chaque fois qu'il ouvrait les yeux, la nuit comme le jour, mon mari n'avait plus qu'une phrase : "je veux mourir".
Enfin, les médecins de l’hôpital ont accepté de le recevoir en consultation au service des urgences. Une prescription de morphine - à commander à notre pharmacie qui ne pouvait me la donner que le lendemain matin- nous a été confiée. L’hôpital n’a pas pu – ou pas voulu- lui en administrer. Nous avons dû attendre une ambulance 3 heures pour pouvoir rentrer chez nous.
Mon mari est mort ce jour là, chez nous, quelques minutes après avoir été allongé sur notre lit. Il était médecin psychiatre - psychanalyste et depuis toujours redoutait de mourir à l’hôpital. Je lui ai tenu la main et lui ai dit encore mon amour, ses trois enfants étaient chez nous au moment de sa mort.
Je revis mentalement depuis 5 mois le parcours de la maladie, le courage extraordinaire de cet homme qui croyait en la science et qui voulait vivre pour notre amour. Un jour la souffrance physique et psychique est devenue insupportable.
Il avait continué à travailler jusqu'en novembre dernier, faisant reculer chaque jour les limites de ses forces. Après avoir décidé de clore sa vie professionnelle qui était la passion de sa vie, il aurait voulu mourir tout de suite. L'espoir de guérison s'était effondré, il n'y avait plus de retour possible, il avait perdu 15 kilos en deux ans, il était à bout de forces.
Il ne voulait pas nous faire vivre cette lente progression torturante de l'avancée vers la mort.
Il aurait voulu s'endormir pour ne plus se réveiller. Il me disait que sa seule angoisse, c'était qu'il ne me verrait plus une fois qu'il serait mort.
Hélas, en France il n'est pas possible de recevoir une aide pour cela. C'est pourtant ce à quoi mon mari aspirait. La vie à un certain moment a quitté son regard.
Si une aide pour mourir avait été possible, nous aurions pu vivre le dernier jour de notre vie dans une sorte de sérénité, d'apaisement au lieu de vivrecelle que nous avons vécu le dernier jour de sa vie.
Il aurait voulu choisir le jour de sa mort,
Il aurait voulu pouvoir nous quitter, ses enfants et moi, au moment où il avait encore la force de nous parler.
J’en appelle aujourd’hui à toutes celles et ceux qui comprennent que face à une telle situation, un malade peut souhaiter mettre fin volontairement à sa vie, la souffrance psychique et physique étant devenue insoutenable.
Pour qu’une loi soit votée cette année, signez s’il vous plait cette pétition.


Avec nos salutations,
Cordialement,

 

http://http://www.change.org/fr/pétitions/pour-une-loi-sur-le-suicide-assisté-en-france-en-2014-findevie-bonnemaison

 

François Hollande avait promis une loi sur la fin de vie pour juin 2013. Une année s’est écoulée et rien n’a bougé. Il est grand temps qu’il tienne cette promesse.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1213573-j-ai-voulu-aider-mon-mari-a-mourir-avec-le-suicide-assiste-il-serait-parti-paisiblement.html

 
Autre Cas Dramatique de non application de la Loi Léonetti
Tag(s) : #Loi Léonetti

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